Le Temari: l'Art de broder la surface d'une balle...

 

C’est au huitième siècle que remonte l’histoire fascinante de cette technique artisanale, à l’époque où le Japon importa de Chine un jeu de balle appelé Kemari. ( ''Ke'' signifiant: taper avec le pied).

 

Les nobles de la cour impériale jouaient à ce jeu avec une balle, alors en peau de daim. C’est à la même époque qu’apparaissent les Temaris sous leur forme actuelle.
Les servantes des dames de la classe des samouraïs rivalisaient de dextérité dans la réalisation de motifs brodés au fil de soie sur des balles. Lorsqu’on mariait la fille du seigneur du clan, le voyage était long et pénible jusqu’à la demeure de son époux. Pour passer le temps elle emportait avec elle son ouvrage de Temari, connu sous le nom de Hime mari (balle de princesse) ou de goten mari ( balle du château).

Un ouvrage qui lui apportait un certain réconfort dans l’épreuve de la séparation d’avec sa famille.
Les Temaris, artisanat luxueux s’offraient pour célébrer des évènements importants comme les naissances, les anniversaires ou les mariages.

A l’origine, l’art du Temari était donc réservé aux classes aisées, seules en mesure de se procurer les matériaux nécessaires.
Au dix-neuvième siècle, l’usage du coton se répandit dans les autres classes, favorisant le développement de la technique. Le Temari terminé et brodé était souvent destiné aux fillettes, qui jouaient avec ces balles à des jeux de mari (mari-tsuki), tout en chantant des comptines (uta).

Elles accompagnaient les paroles par des jeux de balles.

Les mères faisaient les Temaris pour leurs filles qui, à leur tour, reprenaient la tradition qui c’est ainsi perpétuée.Dans le sud du Japon on accordait des vertus magiques au Temari...

 

En général le Temari utilise des tracés géométriques.

La manière de broder différait également d’une région à l’autre. Les long fils de soie n’étaient pas accessibles aux classes inférieures, qui se contentaient d’attacher bout à bout des fils plus courts pour les amener à la longueur voulue.

Le nombre de dessins possibles est quasiment infini.
Au début du vingtième siècle, l’apparition de la balle en caoutchouc marque le déclin de l’art du temari, qui connaît cependant un renouveau certain depuis une vingtaine d’années.

 

On décrit le Temari comme « l’art de broder la surface d’une balle».
 
''Te'' signifie main et ''mari'': balle.

 

Foulard Hermès ''l'Art du Temari''

Dessin realise entierement a la main, crayon, aquaqrelle et encre

95cm/95cm

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© 2017 par Nathalie Vialars